Séjour plongée

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Avec près de 1000 km de littoral, la Corse sous-marine présente des atouts exceptionnels. Avec un relief subaquatique taillé à l’emporte-pièce qui se décline en failles, pics, canyons et massifs, une flore sous-marine riche, des eaux transparentes, des températures remarquables, la quasi absence de pollution, l’aménagement et la protection des principaux sanctuaires marins, les fonds marins corses bénéficient d’un renom international. Golfe après golfe, les sites de plongée se comptent par dizaines. L’Equipe Viva Corsica vous fait découvrir les sites les plus réputés…

Le golfe du Valinco

La profonde échancrure que forme le golfe de Valinco dans la façade littorale, jusqu’à Propriano, jouit d’une excellente réputation auprès des plongeurs. Ses atouts sont le relief sous-marin, encore plus chaotique que sur le reste de la côte occidentale (au milieu du golfe, la profondeur frise les 800 m), et la présence du corail rouge, bijou de la Méditerranée. Les plongées les plus renommées se situent à la sortie du golfe : sur la rive Sud avec le sec du Belvédère (piton rocheux qui se déploie entre -9 et -30 m, réputé pour ses gorgones et ses voûtes garnies de corail rouge) et sur la rive Nord (avec le site des cathédrales, à une encablure du petit port de Porto-Pollo). Plus près de Propriano, des criques abritées et sécurisantes font la joie des débutants.

Le secteur de Porto-Vecchio

Une bonne dizaine de plongées sont possibles dans cette zone, essentiellement à proximité immédiate ou au large des Cerbicale, des îles situées face à la plage de Palombaggia.
Le danger du toro est l’un des îlots les plus sauvages du secteur. Trois secs remontent à quelques mètres sous la surface et sondent aussi à – 40 m. Striés de canyons et garnis de gorgones, ils sont fréquentés par les mérous, des dentis, des girelles et des nuées de castagnoles. Deux épaves figurent également au programme des réjouissances. La plus célèbre est sans conteste la Pecorella, qui gît droit sur sa quille. Cette carcasse de 45 m, qui a coulé en 1967 lors d’une tempête, repose entre -5 et -12 m seulement. C’est un régal pour les baptêmes, les plongées de nuit et les objectifs de photographes. Son état de conservation est remarquable. L’une de nos plongées préférées…

Bonifacio

C’est le secteur le plus « plongé » de Corse. La réserve naturelle des îles Lavezzi, à une vingtaine de minutes de la côte au sud-est, offre un cadre et des conditions exceptionnelles de pratique de tous les niveaux. La plongée la plus demandée se situe donc aux Lavezzi. Il s’agit de Mérouville, à l’est de l’archipel. Sur un fond sableux d’une trentaine de mètres, un ensemble rocheux remonte jusqu’à -17 m. L’attraction de la plongée, ce sont les mérous bruns. Plusieurs dizaines de spécimens sont inféodés à ce site et certains, vraiment impressionnants, dépassent les 1,20 m. Parfaitement habitués à la présence des plongeurs, ces géants s’approcheront jusqu’à vous dévisager, espérant quelques friandises. Ils se laisseront même caresser ! Plus au large vers l’Ouest, se trouve l’écueil des Lavezzi, vaste plateau rocheux qui débute à -5 m et descend progressivement jusqu’à -50 m. Le site est superbe : on y rencontre mérous sauvages, corbs, dentis, murènes, poissons de roche, bancs de sars…

 

Le golfe d’Ajaccio

Ce golfe est très échancré, il s’étire entre l’archipel des Sanguinaires au Nord et le Capo di Muro au Sud. Sur la rive Nord, le site phare est le Tabernacle, idéal pour les débutants, il descend de -3 à -22 m sous forme de dalles. On y aperçoit des mostelles, des langoustes, des corbs, des sars et des mérous. Les plongées les plus spectaculaires sont essentiellement situées sur la partie sud. La tête de mort est très prisée, plongée au profil varié alternant entre -0,5 et -40 m. On y croise des corbs, des sars, des langoustes, des dentis voire des liches et des barracudas.

 

Le golfe de Sagone

L’immense golfe de Sagone offre plusieurs plongées d’exception. La Punta Palmentoju présente un décor spectaculaire. Une dizaine d’aiguilles remontent à -3 m et dévalent jusqu’à -50 m. Elles hébergent des murènes, des gorgones, des langoustes, des corbs, des dentis, voire des barracudas. Les amateurs d’épaves seront à la fête. Dans l’anse de Sagone gisent deux épaves dont celle d’un Canadair. La carcasse de l’avion qui s’est crashé en 1971 est posée à l’envers sur un fond sableux par -30 m.

Le golfe de Lava

Sauvage, peu fréquenté, le golfe de Lava na manque pas de charme, il propose unes des plus belles plongées de Corse selon nous: le banc provençal. C’est une plongée mémorable, dont seuls les confirmés auront les faveurs. Posé entre -17 et -80 m, cet ensemble rocheux est constitué de deux têtes à son sommet, séparées par une faille. L’ensemble est très généreusement recouvert d’éponges multicolores, de gorgones et d’anémones-fleurs…

Le golfe de Porto

Joyau de la Corse, le golfe de Porto est une étape obligée. Le monde sous-marin n’a rien à envier au spectacle terrestre. On dénombre une dizaine de sites entre Capo Rosso au sud et Punta Mucchilina au nord. Parmi les plus beaux sites, Vardiola, pain de sucre affleurant la surface de l’eau, entaillé par une gouttière entre -30 et -10 m dans laquelle on peut s’insinuer et remonter. Le corail rouge s’étale en abondance au pied de la faille. Celle-ci remonte jusqu’à un plateau peuplé de corbs, de dentis, de mostelles, de langoustes et de mérous. Enfin, point d’orgue des merveilles sous-marines de Corse, la Punta Mucchilina, à la limite Sud de la réserve de Scandola. Près de la côte, un petit sec, composé de deux têtes séparées par une cuvette, remonte à -1m et chute, côté sud, jusqu’à -50 m. C’est une plongée à grand spectacle !

Galéria

Ambiance sauvage et plongées de caractère définissent le secteur de Galéria. Parmi les meilleurs sites l’îlot Morsetta face à la pointe du même nom enchante par son architecture sous-marine variée. Éboulis volumineux, failles, tombants, vallées… on se croirait au cœur d’un massif montagneux en réduction. Les roches hébergent des mostelles, des langoustes et des murènes et sont colorées par une faune fixée dont des gorgones, qui se densifie à mesure que l’on descend. Vers le sud, on a tenté une plongée originale : le tunnel. Il s’agit d’un boyau d’une cinquantaine de mètres de long qui se traverse de part an part et dont l’entrée s’ouvre à -17 m. Le diamètre de ce goulet est de 2 à 3 m. Les claustrophobes, s’abstenir !

Calvi

La baie de Calvi abrite l’épave du B-17, bombardier américain de 1944. Immergé par -27 m, sa silhouette imposante de près de 30 m d’envergure se découpe dans le bleu de la mer et offre un spectacle inoubliable. Cette plongée vaut surtout pour son ambiance et son intérêt historique.
Autre site intéressant, la Revellata qui se présente sous la forme de vallées rocheuses, d’éboulis, de mini-tombants, de canyons et de failles à des profondeurs différentes. Dans ce décor grandiose, colonisé par les éponges, les gorgones et les anémones-fleurs on rencontre mérous, sars, corbs, dentis et liches ainsi que de nombreux crustacés.

Entre Calvi et l’Île-Rousse

C’est le danger d’Algajola, au large de la station balnéaire du même nom, qui représente l’attraction. Il tranche complètement avec le style de plongées auquel on est habitué en Corse. C’est un immense plateau rocheux qui couvre plus de 1 km de long sur environ 400 m de large et descend par paliers de -1 à -40 m. Il présente des coins et recoins qui forment un terrain de jeu idéal pour les poissons de roche.

Bastia et le Cap-Corse

Injustement délaissé par les voyageurs plongeurs qui croient que la façade orientale de l’île ne présente qu’un intérêt marginal, le secteur de Bastia et du Cap Corse comporte un bel échantillonnage de sites. De nombreuses épaves reposent dans ce secteur et les espèces sont nombreuses et variées.

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