La Balagne

vivadmin Par vivadmin

Surnommée le jardin de la Corse grâce à ses collines fertiles, la Balagne est encore appelée sainte tant elle possède d’édifices religieux. Il faut lui ajouter un autre qualificatif : la festive, car en Balagne tout est prétexte à fêtes et festivals …

La Balagne, ancien grenier de l’île, s’est fortement développée dans sa partie côtière. Cette région, la plus proche des côtes provençales, a profité de cette situation pour offrir aux vacanciers un tourisme de qualité avec de nombreux établissements haut de gamme.
Les résidences secondaires ont fleuri. Les sites de Calvi, Sant’Ambroggio, Algajola, Davia, l’Ile-Rousse sont devenus de hauts lieux du tourisme estival. Les villages hauts perchés de la corniche de la Balagne et du côté de Belgodère y ajoutent leur parfum d’exotisme. Cette escapade, au départ d’Île-Rousse, dans une région riche et pittoresque, dégage une forte tradition pastorale et agricole. Un cirque montagneux autour d’une grande plaine fertile et de beaux villages accrochés à ses flancs sont sujets à une agréable balade.

Des villages typiques

Au départ d’Île-Rousse, direction le Nord par la N197 jusqu’à Lozari où une baignade sur sa belle plage est conseillée. On prend ensuite la N2197 en direction de Belgodere, un village en balcon et son beau panorama sur la vallée du Reginu, en contrebas. Empruntez la D71 avec un passage à Costa, doté de l’une des plus jolies églises des environs, de style baroque. À la sortie du village, la visite de l’ancien couvent de Tuani s’impose.
On monte à Speloncato, perché à plus de 600 mètres d’altitude, posé là tel un nid d’aigle à la frontière de la Balagne et du Giunssani. Un village préservé, au charme intact, dans un environnement idyllique. Les ruines du château de Malapensa continuent de veiller sur cet imposant village traversé de ruelles dallées parcourues de vastes demeures.
On pourra monter la D63, jusqu’au col de Battaglia et son extraordinaire point de vue à 1 100 mètres d’altitude, pour une photographie panoramique de toute la Balagne. La route s’enfonce dans une micro-région verdoyante, le Giunssani, composée de quatre villages situés dans la vallée de la Tartagine. Ses piscines naturelles offrent fraîcheur et tranquillité, avant de poursuivre votre périple.
Retour sur la D71 pour passer au village de Nessa, surplombé par de hauts sommets qui devraient passionner les amateurs d’escalade. A faire sans faute : la visite de l’église baroque et son splendide triptyque. Feliceto, le village suivant, est réputé pour son huile d’olive, son vin et son atelier de souffleur de verre. Faites également escale à Muro pour son église baroque à la superbe façade, son orgue construit par Pagnigni et ses vastes habitations ornées d’arcades. Au soir du Vendredi Saint, une imposante procession traverse les rues du village, tel le Catenacciu de Sartène.

Une culture riche

On atteint ensuite Cateri pour se promener au travers de ses ruelles étroites bordées de hautes maisons de granit jusqu’à l’église Saint Césaire d’un bel aspect médiéval. On trouve également des sites archéologiques à Modria et Carcu, ainsi que le couvent de Marcasso bâti sur les ruines du château.
On emprunte la D151 puis la D413 pour rendre visite à San’Antonino, perché à 500 mètres d’altitude, épousant les formes arrondies de la colline. Ce petit village est l’un des plus photographiés de la Balagne. Lieu de passage incontournable de tous les visiteurs, il mérite vraiment le détour. Tel un nid d’aigle, il s’agit de l’un des plus beaux points de vue sur les plaines du Réginu et d’Aregno. Tout le village a été superbement restauré et la balade dans les ruelles pavées est un ravissement de tous les instants. Les nombreuses boutiques d’artisans et les restaurants aux terrasses panoramiques incitent à y faire étape.
On ne peut passer sous silence le site de Pigna, qui surplombe la baie d’Algajola. Le village possède une architecture typique de la Balanina où chaque espace est investi par la culture. Avec ses nombreux artisans et habitants complètement dévoués à la vie locale, Pigna est aujourd’hui l’un des principaux centres vivant de la création artisanale et musicale corse. Merveilleusement restauré mais aussi particulièrement vivant, le village compte une dizaine d’ateliers d’artisans, luthiers, facteurs d’orgues, potiers, ébénistes, graveurs… On ne manquera pas de citer le festival Estivoce en juillet qui fait résonner depuis 1991 les plus belles voix du monde.
Le dernier village de cette escape, Corbara, construit comme une tour de guet au-dessus d’Île-Rousse, révèle ses chapelles, ses fontaines, son histoire et ses figures célèbres. À visiter en priorité : le couvent de St Dominique, lieu de retraite spirituelle, l’église de l’Annonciation, un pur joyau baroque, et le petit musée de Guy Savelli.
Avant de rejoindre Île-rousse, la pause baignade sur la plage de Bodri, dont l’accès secret par un petit chemin dans le maquis limite la fréquentation, offre un moment du pur bonheur avec son sable blanc et ses eaux transparentes.

 

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